La Fraternité Vosgienne est l’une des 1 361 loges du Grand Orient de France. Elle se donne pour objet le perfectionnement individuel de ses membres en ayant recours à l’introspection, au travail sur les symboles et à la confrontation à l’Autre.

Chaque franc-maçon doit ainsi « tailler sa pierre », c’est-à-dire s’améliorer pour devenir une pierre finie qui pourra s’insérer dans le temple toujours inachevé qu’est la société. Cette ambition et cette utopie de travailler à une humanité meilleure et plus éclairée s’appuient également sur une réflexion commune sur des questions sociales et sur la recherche d’une spiritualité détachée de tout dogme.

Les pages qui suivent parcourent l’histoire de cette Franc-maçonnerie à Épinal depuis la création du premier atelier en 1766.

La Franc-maçonnerie spinalienne avant La Fraternité vosgienne

L’historien de la franc-maçonnerie Jean Bossu estime que, dans les années 1765-1770, sept à huit loges auraient fonctionné dans les Vosges à Senones, Mirecourt, Bruyères, Charmes, Neufchâteau, Rambervillers et Épinal. Dans cette dernière ville, une loge – ou plutôt un embryon de loge – est mentionnée en 1766. Éphémère dans nos sources, elle est attachée à un régiment stationné dans la cité, le régiment de cavalerie de Normandie. Vingt ans plus tard, la greffe maçonnique prend réellement avec la création de La Parfaite Union en 1786. Elle le doit aussi à des militaires, mais selon un schéma un peu particulier. En effet, à cette date, douze maçons demandent au Grand Orient de France des constitutions : onze sont des militaires, la quasi-totalité appartenant aux Dragons de Noailles en garnison dans la ville, régiment jusque-là dépourvu de loge. La création ne se fait pas toutefois pas au sein des Dragons mais bien à l’orient d’Épinal et ce sont des officiers de la loge Saint-Louis Saint-Philippe de la gloire à l’orient de Nancy qui procèdent à l’installation de La Parfaite Union. Contrairement à la loge « bourgeoise » du Roi Stanislas de Neufchâteau, La Parfaite Union est une loge d’officiers et de nobles dont beaucoup ont des liens étroits avec les Vosges. Sur les quatre-vingt-cinq maçons qui ont fréquenté ses colonnes, on dénombre une soixantaine d’officiers, une dizaine d’avocats et sept ou huit ecclésiastiques.

Si les loges maçonniques ont bien été l’un de ces creusets du siècle des Lumières, la Révolution française a marqué un net coup d’arrêt dans leur existence et la plupart ont cessé leurs travaux dès 1790, les frères se séparant en fonction d’idées parfois radicalement différentes, preuve que les enjeux politiques n’avaient jamais été au cœur de leur assemblée, contrairement à la fumeuse théorie du complot sur l’action occulte et révolutionnaire des maçons. À Épinal, plusieurs officiers issus de la noblesse prennent le chemin de l’émigration alors que parmi les plus progressistes, on compte le cartier Jean-Charles Pellerin, le notaire Christophe Denis, le juriste François Vosgien, l’imprimeur Marchal, l’aubergiste Lhuillier ou l’administrateur Legros. Tous d’ailleurs adhèrent à la Société populaire d’Épinal, c’est-à-dire la section locale du club des Jacobins. Donat Vosgien sera même député à la Législative (1791-1792) et Jean-Baptiste Perrin un Conventionnel régicide (1792-1795).

Cet éclatement des trajectoires et la méfiance du pouvoir révolutionnaire face aux loges vont profondément modifier la composition et le rôle des loges par la suite. Lorsque La Parfaite Union reprend ses travaux en 1801-1802, son visage a totalement changé. Les nobles comme les clercs ont quasiment disparu. Parmi les hommes initiés avant 1790, on retrouve Pellerin ou Perrin mais l’immense majorité est formée par de nouveaux initiés dont beaucoup se sont côtoyés, entre autres, au sein de l’ancien club des Jacobins. Dominent toujours les militaires mais ce sont des hommes qui ont gagné leurs galons durant la période révolutionnaire. Puis apparaissent avec force les fonctionnaires de la préfecture, les hommes de loi, les négociants et les manufacturiers.

Comme avant 1789, l’activité de la loge est d’abord tournée vers la pratique du rituel et la philanthropie. Aucune activité politique ne semble la dominer ce qui n’empêche pas les tensions. On sait ainsi qu’une loge dénommée la Parfaite Amitié s’est constituée en 1812 à partir de frères de La Parfaite Union qui ont « essaimé ». On ignore les raisons exactes de cette création qui fut de courte durée.

Si la politique n’a pas sa place dans les loges, leur existence est pourtant éminemment politique. Pour le nouveau pouvoir, les loges deviennent un véritable outil de promotion et de contrôle de l’Empire afin fidéliser notables et fonctionnaires de province enrichis, entre autres, par la vente des biens nationaux. De manière assez symptomatique, on peut relever le rôle fort actif au sein de La Parfaite Union de Nicolas Welche, le secrétaire-général de la préfecture. Sous l’Empire, ce sont près de cinquante-cinq membres qui fréquentent les colonnes de la loge, dont le père du dessinateur Charles Pensée, Antoine Dutac, Nicolas Pellerin ou bien encore Henry Joseph Hogard.

Cette période de quiétude se dégrade fortement sous la Restauration. En 1825, la Parfaite Union travaille en comité réduit depuis 1821 alors même que ses effectifs étaient pléthoriques deux années auparavant. En fait, le procès du colonel Caron en 1820 suite à un complot contre le roi a fragilisé la loge. L’affiliation de Caron à la Parfaite Union et la mise en cause d’un ancien vénérable sont probablement à l’origine d’une brusque mise en sommeil. On sait que plusieurs frères exprimaient des positions libérales nettement hostiles au gouvernement des Bourbons et certains se sont engagé dans le combat politique. Jean Bossu constate ainsi une « large osmose entre la loge et le comité électoral des libéraux à Épinal, qui s’affila à la société parisienne Aide-toi, le ciel t’aidera ! ». Bref, certains éléments de la loge se radicalisent. Mais est-ce la raison pour laquelle La Parfaite Union cesse de correspondre avec le Grand Orient de France au début des années 1830 ? Nous ignorons. Constatons simplement le fait que, dans toute la Lorraine, les loges sont mises en sommeil, à l’exception de Saint-Jean de Jérusalem à Nancy.

La Fraternité Vosgienne entre république et socialisme

Lorsque, en plein Second Empire, Épinal renoue avec son passé maçonnique en 1862, les frères revendiquent ouvertement l’héritage de 1789. Le pouvoir l’a bien compris car s’il autorise le réveil de la loge, il ne compte pas la laisser sans surveillance. Les rapports de l’administration témoignent d’une réelle méfiance qui se poursuivra au début de la IIIe République dont l’orientation républicaine et parlementaire n’est assurée qu’après la crise constitutionnelle de 1877.

Cette surveillance est d’autant plus importante que la création de La Fraternité vosgienne n’est pas isolée : la terre vosgienne se couvre alors d’un blanc manteau de loges, de Neufchâteau à Saint-Dié en passant par Remiremont, Mirecourt et, donc, Épinal. Les fondateurs ou refondateurs de la loge sont au nombre de vingt-huit. Une douzaine a été initiée avant le coup d’État du 2 décembre 1851 du prince-président Louis-Napoléon Bonaparte. Parmi eux, on trouve deux anciens de La Parfaite Union, mais, compte tenu de l’histoire de la maçonnerie dans les Vosges dans les années 1830-1850, rares sont les frères à y voir été initiés. Ils ont reçu la lumière soit dans des villes limitrophes – Nancy, Lunéville, Vesoul, Besançon, soit dans des cités lointaines – Paris, Millau, Draguignan. La plupart des autres fondateurs de la loge sont des maçons de fraîche date, initiés le plus souvent à la toute nouvelle loge Saint-Jean de la Paix réveillée, à l’orient de Neufchâteau, premier des ateliers vosgiens remis en activité en 1860. Ces frères initiés à Neufchâteau sont d’ailleurs domiciliés pour la plupart dans la région de Charmes et de Mirecourt et nombre d’entre eux seront les membres fondateurs de la loge de Mirecourt en 1863. Sociologiquement, ces hommes représentent parfaitement ce que l’on pourrait dénommer la classe moyenne du Second Empire. Les deux corps qui dominent sont ceux des fonctionnaires – ponts et chaussées, finances et armée – et des négociants et entrepreneurs. À eux seuls, ils regroupent 60% des frères de la loge. Les autres se répartissent de manière équilibrée entre professions libérales – droit et médecine –, rentiers et employés.

Le personnage emblématique de cette période de construction de la République est Nicolas Gustave Pernot, initié à Paris en 1848, fondateur en 1871 de la Ligue républicaine d’Épinal qui soutient Gambetta et dont les buts sont la défense du suffrage universel, de l’instruction primaire gratuite et obligatoire, des libertés publiques et bien du service militaire obligatoire pour tous. Pernot est l’un des premiers vénérables de l’atelier et, dans les années 1880, il occupe la charge de premier adjoint au maire d’Épinal – une exception dans une ville qui ne comptera jamais de premier magistrat franc-maçon. La Fraternité vosgienne appuie les candidats républicains lors des élections locales et nationales et c’est durant cette période que des parlementaires la fréquentent, à l’instar d’Émile George, d’Alfred Brugnot ou d’Henry Boucher qui fut ministre du Commerce, de l’Industrie, des Postes et Télégraphes dans le gouvernement de son compatriote Jules Méline.

Parallèlement, considérant que la démocratie ne peut s’exercer que par des citoyens éclairés, La Fraternité vosgienne porte à bout de bras la naissance des sections locales de la Ligue de l’Enseignement. À Épinal, le principal objet du cercle de la Ligue est la création d’une bibliothèque populaire et d’une école libre de jeunes filles qui sera transformée en école primaire supérieure de jeunes filles en 1900.

Cette symbiose entre les élus républicains et la loge va se fracturer dès les années 1890. Comme au niveau de l’obédience, l’évolution de la loge vers le radicalisme est un fait bien établi dans les Vosges et on le doit à deux hommes, deux frères : l’archiviste Paul Chevreux, qui dirigea La Fraternité vosgienne, et le publiciste Alfred Bourgeois. Cette division du parti républicain crée des tensions sur les colonnes qui vont s’exacerber lors de la reprise de l’affaire Dreyfus dans les années 1898-1899 et provoquer plusieurs démissions. La publication du texte d’Émile Zola, « J’accuse », le suicide du commandant Henry, la création de la Ligue des droits de l’Homme ou bien encore la révision de la condamnation du capitaine Dreyfus, mettent en jeu des conceptions qui électrisent les débats : l’unité de la Nation, les relations entre l’intérêt supérieur de l’État et les libertés individuelles, la question antisémite enfin. Lorsque le négociant Ernest Mangin est élu vénérable en 1898, la loge est dans une situation difficile. Son recrutement est au plus bas : cinquante-cinq frères actifs la composent, loin des quatre-vingt-deux « maillons » recensés cinq ans auparavant. Presque tous ces hommes sont des Spinaliens, pour la plupart initiés au début de la décennie 1890, et ils représentent parfaitement cette petite et moyenne bourgeoisie attirée par le Grand Orient de France en cette fin du XIXe siècle. Évidemment, ces hommes soutiennent le programme du parti radical et radical-socialiste dans lequel ils se reconnaissent, notamment autour des questions liées aux libertés individuelles et à la liberté d’association, la séparation des Églises et de l’État et l’instauration d’une imposition sur les revenus. Cependant, dans un département marqué à droite politiquement, ils demeurent relativement isolés.

Dès avant la Grande Guerre, un nouveau changement modifie l’orientation de La Fraternité vosgienne avec l’initiation emblématique en 1910 du directeur de L’Ouvrier vosgien, le premier journal socialiste du département. Dans l’Entre-deux-guerres, le recrutement est marqué par la place croissante des instituteurs qui, progressivement, et de manière durable, constituent le noyau dur de l’atelier, des années 1930 aux années 1970. Durant toutes ces années, l’ADN de La Fraternité vosgienne est celui de la lutte pour l’émancipation des individus, à la fois face au dogme de l’Église catholique et face au Veau d’Or : cléricalisme et capitalisme sont les deux maux que la loge entend combattre au nom des idéaux laïques et socialistes, considérant que les deux combats sont liés, l’Église catholique servant de caution morale au capitalisme. De manière très symbolique, en 1933 à l’occasion des manifestations publiques pour fêter l’érection de l’église paroissiale Saint-Maurice en basilique mineure, la loge manifeste aux côtés de la Libre Pensée, des Combattants républicains, du parti socialiste SFIO et même du PCF pourtant si hostile à la franc-maçonnerie qu’il considère comme une officine bourgeoise ! On comprend aisément qu’au moment de la formation du Front populaire, la loge soutienne ce rassemblement, d’autant plus que l’un de ses membres, Marc Rucart, en est une figure emblématique puisque ministre des gouvernements de Léon Blum.

La Fraternité vosgienne : retour sur les évolutions d’après guerre

Entre 1940 et 1944, comme toutes les loges maçonniques, La Fraternité vosgienne subit de plein fouet la politique antimaçonnique des nazis et du gouvernement du maréchal Pétain, chacun étant obsédé à sa manière par le supposé pouvoir occulte des frères. Si l’occupant allemand se focalise sur les archives qu’il emporte et interroge le vénérable de l’époque – dont le témoignage figure aux Archives départementales des Vosges –, Vichy a une politique plus agressive, supprimant les obédiences dès le 13 août 1940, excluant de la fonction publique les officiers des loges et les titulaires des hauts grades à partir du 11 août 1941. Dans un atelier dont 40 % des membres sont membres de l’Éducation nationale, cette politique a des conséquences personnelles dévastatrices… sans compter la trahison d’un frère qui livre la liste des francs-maçons spinaliens au parti collaborationniste du PPF. Lorsqu’à partir de mars 1945 les travaux de La Fraternité vosgienne reprennent, c’est avec un tiers des effectifs recensés cinq ans auparavant et il faudra attendre les années 1980 pour retrouver ceux de la période du Front populaire.

En dépit du caractère traumatisant de l’Occupation qui explique largement le renfermement des loges après guerre, il existe une réelle continuité sociologique puisque, sur la séquence 1936-1975, tous les vénérables de l’atelier sont issus de l’enseignement, reflet du poids des instituteurs dans la loge durant plus de quarante ans. La mouvance syndicale et mutualiste qui défend et promeut l’éducation populaire et laïque y occupe une place importante et il n’est pas étonnant de trouver parmi les frères les principaux responsables départementaux du Syndicat national des Instituteurs – SNI –, de la Fédération des œuvres laïques ou de la Mutuelle générale de l’Éducation nationale. En janvier 1983, La Fraternité vosgienne procède à l’initiation de deux responsables départementaux syndicaux en présence de deux de leurs prédécesseurs, du ministre du Temps libre de François Mitterrand et la cérémonie se clôt par une planche d’un ex-secrétaire du SNI consacrée au syndicalisme. On atteint une sorte d’acmé de la symbiose entre franc-maçonnerie et militantisme enseignant. Pour autant, c’est davantage le dernier éclat d’une histoire en passe d’être révolue car de profonds changements sont à l’œuvre depuis le milieu des années 1970.

Dans un atelier pour lequel socialisme et franc-maçonnerie semblent indissociablement liés, l’élection comme Grand Maître du Grand Orient de France d’un giscardien puis d’un chiraquien sème le trouble d’autant plus qu’au sein même de la loge, certains constatent avec regret que l’« ambiance qui règne actuellement le fait plus penser à un club, à une salle de réunion politique ou syndicale, plutôt qu’à un lieu où on travaille à trouver la sagesse, la tolérance, la fraternité ». On peut donc parler d’une crise dans l’atelier spinalien qui aboutit, entre autres, à une profonde diversification du recrutement. Celui des enseignants se tarit et, en 1982, pour la première fois depuis la fin des années 1930, la part des membres de l’Éducation nationale passe sous la barre des 30% des frères : le corps des instituteurs a vieilli et le renouvellement s’est fait hors de lui. Entrent alors dans l’atelier un gynécologue qui devient vénérable en 1979 et un commerçant qui lui succède cinq ans plus tard. De manière assez symptomatique, en 1982, la loge accueille un syndicaliste communiste et un artisan dont la fille fréquente l’école privée. Une véritable révolution !

Le fruit de cette diversification se lit aujourd’hui dans le profil des frères inscrits à La Fraternité vosgienne et dont le nombre oscille autour de 70. En scrutant les situations actuelles, on constate un relatif équilibre entre actifs et retraités. Les enseignants constituent le principal bataillon de la loge – un gros quart des francs-maçons – taux désormais proche de celui affiché par le monde du commerce et de l’entreprise. Toutefois, si l’on tient compte de l’ensemble des frères issus de la fonction publique (État, collectivités et hôpitaux) et des établissements publics, on atteint la moitié des effectifs. Quant aux professions libérales, elles regroupent un peu moins d’un cinquième des frères. Du point de vue du statut, la quasi-totalité de ces maçons sont des indépendants, des cadres du privé ou de la fonction publique : le salariat y est plutôt limité et le monde des ouvriers totalement absent. Pour les classes populaires, l’accès à La Fraternité vosgienne reste hypothétique et c’est donc une sociologie des classes moyennes et moyennes supérieures qui se dessine à l’échelle d’une préfecture comme Épinal. Notons simplement que cette sociologie n’est pas le résultat d’un a priori. Par son mode de recrutement et l’imaginaire qu’elle produit dans l’opinion publique, la franc-maçonnerie a une tendance à l’autoreproduction via la cooptation, fruit des rencontres que chaque membre fait dans son entourage professionnel, amical ou associatif. C’est donc une construction qui se bâtit a posteriori et, très souvent, c’est la possession d’un capital culturel et/ou économique qui ouvre les portes du temple, mais cela ne doit empêcher quiconque d’y frapper. Concrètement, sur les 29 initiations de la décennie 2010 – dont cinq ont abouti à des démissions – et sans compter huit affiliations, on dénombre sept indépendants, sept salariés du privé, quatre enseignants et six autres fonctionnaires ou salariés d’une collectivité, de l’État ou d’un établissement public : ils sont cadre commercial, informaticien, tailleur de pierre, responsable d’insertion, employé de l’optique ou de l’assurance, professeur de collège, hôtelier, journaliste, chargé de missions ou bien encore contrôleur de manèges.

Ce pluralisme retrouvé s’accompagne de trois autres changements récents. Le premier est la décision prise par des membres de La Fraternité vosgienne de fonder la première loge mixte du Grand Orient de France à Épinal, sous le titre distinctif Ensemble. Le deuxième est celui du poids croissant des demandes d’adhésions individuelles qui passent par le site internet de la loge, réduisant de fait le filtre du parrainage. Le troisième, enfin, concerne les motivations exprimées par les candidats : désormais prédominent le besoin de faire le point sur sa vie personnelle et professionnelle, la recherche d’une certaine spiritualité, la volonté de progresser dans une démarche plus initiatique que politique. Cela ne signifie pas un retrait du monde, mais plutôt un approfondissement de la connaissance de soi et des autres avant toute action au-dehors du temple.

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