Notre Loge “La Fraternité Vosgienne” Orient d’Épinal fête cette année ses 150 ans d’existence continue.
A cette occasion, nous avons décidé de faire une série de manifestations exceptionnelles.
Libres propos sur l’existence
Quand je dis le lien structurel entre la laïcité et la solidarité, entre la liberté de penser et la liberté d’être, donc d’exister, je trouve bien des contradicteurs.
Certains, qui imaginent la liberté absolue de conscience comme une valeur désincarnée qui nie ou oublie l’indispensable intégrité et unicité de l’être qui la pratique, d’autres qui ne sont que dans un improbable combat qui voudrait prouver l’inanité des religions ou qui se servent de cette position pour établir des hiérarchies entre elles ; Telle ou telle serait plus nuisible que telle ou telle autre, et incompatible avec la démocratie, car ils ont lu et étudié les livres fondateurs et y trouvent des éléments qui alimentent leur vindicte, sans voir que leur attitude qui dénie d’un côté, justifie de l’autre. D’autres encore, sinon enfin, dénoncent la dérive qu’il y aurait à mettre en cause l’état des sociétés et de la philosophie politique qui les fonde dans des comportements privés, individuels et intimes, car, comme le disent les régimes totalitaires, vous êtes bien dans une liberté absolue de conscience si elle ne met pas en cause la vulgate officielle et du plus grand nombre.
L’ennui, pour et avec les francs-maçons, est qu’ils placent la reconnaissance au centre de leurs rituels, qu’ils affirment que les systèmes ne peuvent être qu’au service de l’épanouissement des hommes et des femmes, et qu’ils mesurent la différence à l’aune de l’harmonie. Cette position, et ici mes propos sont encore plus libres, m’autorise une double analyse.
Montaigne dit bien que lorsqu’on a mal aux dents, on a des difficultés à faire de la philosophie, ce que je traduis en affirmant que la détresse physiologique inhibe un grand nombre de facultés, dont les intellectuelles. Le lien structurel entre le corps et l’esprit, je ne parle que de notre séjour sur terre, qui peut donner lieu à des considérations métaphysiques occupant des volumes entiers, est difficile à dénier. Surtout si l’on veut bien considérer la seule composante sur laquelle nous pouvons agir, je veux dire la conscience humaine et son substrat obligé la raison critique.
La conscience et son corollaire la volonté ne peuvent s’exercer que dans un environnement permissif, au sens où le vouloir et le pouvoir sont alors liés et par conséquent sont empêchés quand les conditions de leur exercice ne sont pas réunies. Descartes dit « je pense donc je suis ». Il aurait pu dire « je suis donc je peux penser ». Je ne cherche pas ici à faire quelque preuve que ce soit d’une théorie, mais à défendre ce que j’appelais plus haut l’intégrité et l’unicité des individus et aussi à pourfendre ceux qui, de manière artificielle, essayent de séparer le matériel et le spirituel, voire d’afficher la supériorité de l’un sur l’autre.
Ceci étant dit, et pour rester fidèle à la méthode maçonnique qui cherche à extérioriser les vérités acquises (même si l’on peut et l’on doit relativiser le mot « vérité »), le schéma que je viens d’esquisser s’applique au couple laïcité solidarité sans aller jusqu’à donner à ce dernier terme la signification quasi-organique que les solidaristes voulaient démontrer à la fin du XIXème siècle.
Il faut bien constater que la complexité actuelle de nos sociétés oblige à considérer le lien solidaire comme élément obligé de survie, de chacun d’entre nous, mais aussi de la collectivité.
Plus que dans l’utopie sociale et la recherche d’identité de la collectivité, nous sommes maintenant dans un pragmatisme qui fait évoquer la survie de l’homme et la pérennité de son environnement ; aussi, dans le développement d’une réflexion et d’une philosophie politique qui devront à terme dépasser les préoccupations électoralistes qui finissent par vicier le fond du débat. En effet, l’époque de la rareté des matières premières et des richesses est aujourd’hui révolue. Nous sommes maintenant dans une économie de suffisance voire de surabondance et savons que le souci n’est plus celui de la production mais de la répartition et du partage à l’intérieur des pays et aussi entre eux, si l’on pose le problème en termes de dignité humaine. C’est là que la solidarité sociale prend tout son sens mais aussi se révèle comme le seul objectif rationnel, sinon éthique, si l’on veut donner à chacun et à tous la liberté de penser, donc la liberté absolue de conscience, de concevoir, de s’exprimer, et in fine, d’être, au sens existentiel.
J’ai voulu, dans ses libres propos, éclairer deux aspects de ma réflexion.
La nécessité, d’abord, de démasquer derrière le fait laïque l’aveuglement qui pourrait développer non un espace de liberté, mais un enfermement dans un système qui veut uniformiser au nom d’un principe extrême. On a bien vu comment cette attitude a pu mener au goulag. Dénoncer aussi la mauvaise foi de ceux qui affirment qu’il suffit de dire l’emprise sur la société du fait religieux au mépris de tout ce qui est indispensable à l’éclairage de cette position, éducation, enseignement, moyens, non de survie de la société mais de vie digne dans le nourrir, le vêtir, le loger, l’acquisition de la base culturelle qui seule permet d’envisager un choix.
Mais j’ai voulu aussi dire la mise en oeuvre indispensable d’un revenu pour tous. Une société démocratique aboutie ne pourra pas se réclamer de la laïcité si elle ne peut assurer à chacun et à tous un revenu, basic incom, disent les Anglo-Saxons, nous avons dit, en France, revenu d’existence. Il ne faudra cependant pas être naïf et ignorer les utilisations qui pourraient être faites du concept et qui pourraient mettre à bas l’ensemble du tissu solidaire, dans notre pays surtout, imaginé depuis des décennies. Car la solidarité ne peut se satisfaire d’une simple répartition qui serait ignorance du partage. Celui-ci implique des droits et des devoirs dans la nécessaire exploration du principe de dette sociale.
Mais ne sommes-nous pas là au cœur même du principe fondateur de laïcité ?
Source : Blog Guy Arcizet
Après les tueries de Toulouse et Montauban

Après les tueries de Toulouse et Montauban
- Pour une France unie, laïque et solidaire -
Les tueries de Toulouse et de Montauban suscitent l’horreur et l’indignation dans le Pays. Lundi dernier, le Président du Conseil de l’Ordre du Grand Orient de France a adressé au Député Maire de Toulouse et au Président du CRIF une lettre dont voici la teneur :
Je voudrais vous faire part de la profonde émotion du Conseil de l’Ordre du Grand Orient de France à la suite de la fusillade de Toulouse. Au-delà de notre indignation, nous pensons aux victimes, aux enfants, aux familles, aux enseignants de l’école. Voilà des années que nous dénonçons les propos qui attisent les haines au sein de la communauté nationale et que nous combattons un nationalisme rampant et destructeur, comme a pu le vivre la France dans les années 1930. Face à ces crimes insupportables, le Grand Orient de France appelle les Français, unis dans leur diversité, à défendre plus que jamais les droits de l’Homme et le combat pour la dignité.
Des manifestations s’organisent partout en France au nom des valeurs républicaines. Le Grand Orient de France invite les Sœurs et les Frères à témoigner par leur présence leur attachement fondamental à une France unie, laïque et solidaire.
Dimanche 25 mars, le Grand Maître et Président du Conseil de l’Ordre, Guy ARCIZET, prendra la parole à l’occasion d’un rassemblement républicain à Paris, place de la Bastille à 15 heures.
Paris, le 21 mars 2012
Libres propos sur le virtuel et la solitude
Je suis, depuis plusieurs années, surpris de voir et d’entendre que l’on présente les outils de communication modernes, de même que la rapidité avec laquelle se propage l’information, comme un progrès, technologique bien sûr, ce qui est indiscutable, mais humain aussi, ce qui l’est moins et demande réflexion et analyse.
En effet, que ce soit le téléphone, avec son évolution dans le cellulaire, la télévision, ou l’informatique, l’ensemble de ces éléments a pour conséquence, et l’on espère pas pour finalité, d’isoler, en modifiant bien des éléments du monde sensible, voire en les supprimant. La vue, le toucher, l’odorat, le goût, l’ouïe même. Comment échanger si l’on ne peut ni voir, ou alors par écran déformant interposé, ni sentir, ni toucher ? Pourtant, certains se complaisent dans cette immatérialité et y font même l’essentiel de leur communication personnelle dans des interprétations, commentaires, parfois envoyés à des centaines voire à des milliers de « récepteurs » avec si besoin, à l’acmé de propos délirants, une composante protectrice : l’anonymat.
À cette dérive, je vois un risque : la solitude.
Soutien au peuple Grec
Le 18 février dernier, le Grand Maître du Grand Orient de France s’est rendu à Athènes pour exprimer, au cours d’une conférence publique en présence de 400 personnes, le soutien solidaire de l’Obédience au peuple Grec. Le même jour, dans plusieurs capitales européennes se sont déroulées des manifestations dénonçant les mesures financières qui mettent en péril, en Grèce, mais aussi dans toute l’Europe, les populations les plus précaires et les plus vulnérables. A cette occasion, le Grand Maître a insisté sur le rôle de la Franc-Maçonnerie dans la construction de l’Europe et a appelé de ses vœux l’émergence d’une solidarité sociale, dans un cadre laïque, et dans le respect du contrat démocratique entre les peuples et leurs dirigeants.
Grandes Ecoles magazine

« Nous apportons une différence qui réside dans le vrai choix d’une spiritualité laïque en dehors ou avec des croyances. Nous avons le souci de mettre en exergue une spiritualité commune. Il s’agit d’une redécouverte de l’humanité de l’être »
Guy Arcizet Grand Maître du Grand Orient de France Président du Conseil de l’Ordre
La suite sur le site : http://journaldesgrandesecoles.com
Les jeunes ont le droit d’être informés
En janvier 2011, le Grand Orient de France demandait aux pouvoirs publics de faire appliquer la loi du 4 juillet 2001 et la circulaire de l’Education Nationale du 17 février 2003 qui rendent obligatoires l’information et l’éducation sur la sexualité dans les établissements scolaires. Il dénonçait, par ailleurs, l’accès inégalitaire à l’interruption volontaire de grossesse.
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Un partenariat pour la démocratie
Le 30 novembre 2011, José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, a reçu des représentants d’organisations philosophiques et non confessionnelles au siège de la Commission à Bruxelles au cours d’une réunion coprésidée avec Jerzy Buzek, président du Parlement européen, et Herman Van Rompuy, président du Conseil européen. Les participants ont discuté de la promotion des droits et libertés dans l’Union européenne et dans les pays voisins.
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Immigration
Maitrise de l’immigration professionnelle et Étudiants étrangers.
Le 31 Mai 2011, le ministre de l’intérieur et le ministre du travail signaient une circulaire rappelant les objectifs fixés par le gouvernement pour maîtriser l’immigration professionnelle et précisant que la procédure de changement de statut, pour les étudiants demandant un titre de séjour, doit faire l’objet d’un contrôle approfondi. Pourtant, la loi du 24 juillet 2006 relative à l’immigration et à l’intégration, confère aux étudiants étrangers, une situation particulière, afin de faciliter l’exercice d’une activité professionnelle soit pendant la durée de leurs études, soit au terme de leur formation.
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A la recherche d’un monde parfait
C’est en citant Montaigne qui disait que “chaque homme est porteur de l’humaine condition” que le Grand Maître du GODF a débuté son intervention lors de la conférence publique organisée par l’atelier “Franchise et Solidarité” à Neufchâteau ce samedi 12 novembre. Le Grand Maître a également cité Spinoza et Erasme en rappelant “la laïcisation de la pensée” à partir du 18è siècle et surtout à partir de cette même période l’émergence d’un pouvoir différent du pouvoir religieux et régalien, celui de la Franc-Maçonnerie.
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