Un partenariat pour la démocratie

Réunion à BruxellesLe 30 novembre 2011, José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, a reçu des représentants d’organisations philosophiques et non confessionnelles au siège de la Commission à Bruxelles au cours d’une réunion coprésidée avec Jerzy Buzek, président du Parlement européen, et Herman Van Rompuy, président du Conseil européen. Les participants ont discuté de la promotion des droits et libertés dans l’Union européenne et dans les pays voisins.
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La foire aux questions

Comment ça marche ?

Loges, rites, pouvoirs judiciaire, législatif, exécutif, travaux, filiales… Le G.·.O.·.D.·.F.·. est aussi une structure démocratique bien huilée garante de la pérennité de son action.

Le G.·.O.·.D.·.F.·. n’est pas une association composée d’adhérents, mais une fédération de loges.

Celles-ci sont à la base du lien associatif entre les frères, qui y trouvent régularité et reconnaissance. En effet, elles seules confèrent l’initiation, collectent les capitations et servent de médiateur administratif entre la structure et l’individu.

Elles constituent la cellule fondamentale du pouvoir, exercé sur la base du principe une loge, une voix.

Puisqu’au G.·.O.·.D.·.F.·., la loge bleue, l’atelier, avec ses apprentis, ses compagnons et ses maîtres demeure la source, sinon le siège de la souveraineté, dans la pensée de la plupart des frères, l’obédience n’existe, au total, qu’à partir d’une délégation de pouvoir, plus ou moins importante et révocable selon les cas.

Et c’est à l’intérieur de cette cellule jouissant d’une autonomie certaine que chacun exerce sa liberté et son pouvoir, sur des bases égalitaires.

C’est pourquoi l’on parle quelquefois de maçon libre dans une loge libre. La formule est sans doute excessive : outre le prestige de ses élus, l’obédience dispose de pouvoirs administratifs notables et, plus encore, son rôle régulateur pour tout ce qui touche les domaines maçonniques création ou fermeture de loges, rituels est considérable.

Il n’en reste pas moins vrai que le G.·.O.·.D.·.F.·., tout en ayant une structure unitaire et centralisée, n’existe que par ses loges et qu’au-delà des formules pompeuses et de l’apparat, que d’aucuns prennent pour les signes d’un système hiérarchisé et rigide, il fonctionne plutôt comme une démocratie directe.

Qu’est-ce qu’une obédience maçonnique ?

Une obédience maçonnique regroupe des francs-maçons autour d’une charte spécifique qui les singularise des autres maçons sur des points tels que la masculinité exclusive de ses membres ou la féminité voire la mixité.

D’autres critères peuvent être énoncés tels l’obligation de croire en un Dieu.

Différences entre le GODF et les autres obédiences.

Le Grand Orient de France est la plus ancienne et la plus importante obédience d’Europe continentale.

Tirant toutes les conséquences du principe de la liberté absolue de conscience et de l’universalisme, il laisse libre, d’une part, ses loges d’invoquer ou non le Grand Architecte de l’Univers (comme principe non dogmatique) et, d’autre part, il accepte les Soeurs en visiteuses.

Le Grand Orient de France est riche de la diversité des rites qui le constituent : Rite Français (840 loges) majoritaire, héritier direct des plus anciens usages, dans ses variantes traditionnelles ou modernisées, Rite Écossais Ancien et Accepté (110 loges), Rite Écossais Rectifié (45 loges), Rite de Memphis-Misraïm (10 loges).

Cependant, au delà de sa valeur philosophique et de son intérêt historique et traditionnel, le rituel n’est dans la culture du Grand Orient de France qu’un outil, une méthode de travail permettant de mettre en commun des expériences, des idées et des recherches.

Ces recherches, c’est aussi une des caractéristiques de l’Obédience, touchent tant à la spiritualité au sens large, qu’au symbolisme, qu’à la réflexion humaniste et sociale.

Le Grand Orient de France assume et assure une régularité et une légitimité multi séculaire, notamment à travers les nombreuses actions relatives à la préservation et à la valorisation de la mémoire et du patrimoine maçonnique (Bibliothèque – Musée), mais aussi à travers la fidélité à l’héritage laïque et républicain. Armé de ce passé et de ces mêmes valeurs, il se tourne résolument vers l’avenir, grande école de l’Homme pour la construction, tant du Temple Intérieur que du Temple Universel, dans une société plus juste, fraternelle et éclairée.

Le secret.

Le GODF n’est pas une société secrète mais une institution discrète. En effet tout au long de notre histoire les détracteurs n’ont pas manqué, les persécutions dont nous fûmes l’objet durant la deuxième guerre mondiale en sont une preuve indiscutable.

C’est pourquoi il nous semble normal de ne pas risquer de mettre nos membres en danger et c’est pourquoi nous demandons à nos frères et nos sœurs la plus grande discrétion.

Quant à nos rituels et nos symboles il suffit de consulter un dictionnaire ou Internet pour être parfaitement au courant.

Faut-il croire en dieu ?

Pour le Grand Orient de France il ne saurait être question pour être membre de croire ou de ne pas croire. Notre obédience a pour devise celle de la République (Liberté Égalité Fraternité) et comme elle, elle est laïque et garantit à tous ses membres la liberté absolue de conscience.

Est-ce une secte ?

La Franc-Maçonnerie du Grand Orient de France est le contraire d’une secte :

Notre obédience est régulée par une constitution et un règlement général qui ont pour objet d’assurer à ses membres la liberté absolue de conscience, le respect total de l’autre et le fonctionnement le plus démocratique de nos structures qui va jusqu’à ne pas autoriser l’exercice d’un pouvoir au delà de trois années consécutives.

Chez nous point de « gourou » ou de parole révélée.

N’entre certes pas qui veut, mais tous ceux qui veulent partir le font sans contrainte.

Les rites.

Les loges du G.·.O.·.D.·.F.·. travaillent à différents rites, aujourd’hui bien authentifiés par l’histoire et normalisés par la volonté normative des obédiences.

Le rite français, tout d’abord, est utilisé dans plus de 80% des cas.

Rite historique de l’obédience, participant en cela de son ancienneté et de sa spécificité, il est logiquement en usage lors des cérémonies et dans le fonctionnement des instances régionales ou nationales.

Près de 10% des ateliers travaillent également au Rite écossais ancien et accepté (REAA), et le Rite écossais rectifié (RER), ainsi que les autres rites français sont également présents, à chaque fois utilisés par quelques dizaines de loges. Signalons que le G.·.O.·.D.·.F.·. est aussi détenteur et gardien du Rite égyptien Memphis et Misraïm.

Contrairement à une idée répandue, les loges ont toujours la possibilité d’invoquer le grand architecte de l’univers, qui, au demeurant, n’a jamais figuré dans les textes constitutionnels de l’Ordre, mais cet usage est très minoritaire.

Enfin, les loges ont depuis quelques années la possibilité d’accueillir les sœurs en visiteuses, ce qu’elles font à présent dans la majorité des cas

 Questions à l’étude

Les loges organisent leurs travaux en toute liberté, avec des formules et des thèmes souvent originaux.

En outre, selon un cheminement déjà décrit, le G.·.O.·.D.·.F.·. choisit annuellement des questions à l’étude des loges parmi celles que proposent les loges et que sélectionnent les régions.

Ces questions sont ensuite traitées par toutes les loges qui font parvenir leur rapport à la région. A ce stade, il est établi une synthèse dans chaque région. Actuellement, ces rapports sont regroupés, conservés, et diffusés à toutes les Loges de l’Obédience : ils dévoilent ainsi les convergences et les diversités qui s’expriment au sein du G.·.O.·.D.·.F.

1862 – Nouvelle Loge

Le 25 Août 1862 sont envoyés de Paris Les constitutions Le 8 septembre 1862 parvenait du G.·.O.·.D.·.F.·. l’autorisation officielle. Le Grand Maitre. est alors le Maréchal Magnan.
Le 16 novembre 1862 est solennellement installée à Épinal la nouvelle Loge, « La Fraternité Vosgienne. »
La nouvelle Loge est officiellement créée par le docteur Marchal, membre et délégué du Conseil de l’Ordre, Vénérable de la Loge St-Jean de Jérusalem à l’Orient de Nancy. Il est assisté notamment par le Frère Contaut alors Vénérable de la Loge St-Jean au Temple de la Paix à l’Orient. de Neufchâteau.

Est alors Vénérable à l’installation le Frère Charles Henry Hogard (fils d’Henri Joseph, ex Vénérable de la « Parfaite Union »).

La principale cheville ouvrière de la renaissance de la Franc-Maçonnerie à Épinal est le Frère Colin, capitaine au recrutement à Épinal, Secrétaire de la Loge qui, dit l’annuaire du G.·.O.·.D.·.F.·., « seul a tout fait : réunion des Frères épars, démarches, planches, voyages, édification du Temple et mille détails de construction ».

Étaient en outre présents lors de l’allumage des Feux les Frères:
Daniel Dolfuss Vénérable de la « Parfaite Union » à l’Orient de Mulhouse
Sébastien Turck Vénérable d’Honneur de « St-Jean » à l’Orient de Nancy
Louis Chemery Vénérable de la L.·. « Les Vertus Réunies » à l’Orient de Vitry
De nombreux Frères des Loges de Neufchâteau, Vitry et Vesoul.

Les tenues ont lieu le deuxième mercredi du mois à 7 h 30 précises.

Le bijou distinctif de la Loge est en argent formé de deux triangles entrelacés portant d’un côté, au milieu, deux cœurs unis enflammés et en exergue le nom de la Loge. Sur le revers une colombe portant une branche d’acacia. Le bijou se porte sur la poitrine suspendu avec un ruban bleu moiré.

L’abbé Javelet, dans son Histoire d’Épinal à la Belle Époque, écrit qu’après la création de la Fraternité vosgienne, « il y avait 5 Loges dans les Vosges, groupant 400 adeptes. (…) Les rapports entre la Loge et l’Église étaient mauvais; leurs conceptions de Dieu et de l’homme diffèrent. Quoi qu’il en soit nous devons remarquer que la Loge eut une grande influence sur la gestion de la ville. Elle appuya fortement la laïcisation des Écoles et anima nombre d’associations culturelles à Épinal ».

En 1869, La Fraternité vosgienne, qui compte maintenant 36 membres, décide l’édification du Temple de l’avenue de Provence. Le Vénérable est alors l’avocat Émile Georges. Le bâtiment est terminé lorsqu’éclate la guerre franco-prussienne.

Après la capitulation de Napoléon III à Sedan, le temple est transformé en hôpital de secours. Une semaine plus tard, les Allemands entrent dans Épinal. Le 14 octobre, des soldats allemands essuient des coups de feu d’origine indéterminée. Le Frère Oscar Mariotte, pharmacien à Charmes, est empoigné par des soldats furieux, traîné dans la rue et mortellement frappé à coups de sabre.

Le temple, tout neuf est dévasté. L’effectif des Frères tombe à vingt-cinq, puis à douze membres. Les Frères qui restent sont dans l’impossibilité de faire face aux dettes contractées.

En 1873, la Loge, qui compte dix-huit membres – quatorze maîtres, quatre apprentis -, sollicite son exonération de Capitation due au Grand Orient. Le 23 janvier, le Frère Gaubet écrit à Paris : « Les Frères de cet atelier, animés d’un zèle digne de tous les éloges, ne se découragent pas. » Quoi qu’il en soit, disent-ils dans leur planche, et malgré cette charge énorme, nous nous sommes juré qu’avec l’appui de la puissance centrale, nous maintiendrions la feu sacré dans les Vosges jusqu’à extinction de ressources. Nous réduirons autant que possible nos frais, nous supprimerons le frère servant et chacun de nous le remplacera à tour de rôle, nous ferons des tenues de jour pour éviter les frais de lumière, plus de fêtes, plus de banquets jusqu’au jour de la double délivrance… » Malgré cet appel émouvant, la Loge n’obtient pas, on s’en doute, satisfaction.

Le 21 septembre 1874, elle adresse une nouvelle supplique à la puissance centrale Il semble que cette fois elle obtienne gain de cause. La Loge, effectivement, redémarre, des nouveaux profanes sont initiés : la Loge compte trente-quatre Frères en 1874,  trente-deux en 1875.

Le 30 janvier 1876, Émile George et Nicolas Claude sont élus sénateur des Vosges. L’abbé Javelet écrit, « au-delà des querelles, il y avait un autre lieu de profonde et secrète union : c’était l’amour de la « grande » patrie. Un amour plutôt chauvin et revanchard… » En effet, en 1882, Émile George s’affilie à la nouvelle Loge Alsace-Lorraine, créée à Paris pour faire de la propagande parmi les autres ateliers. La circulaire envoyée aux Loges précise qu’il faut créer un comité pour l’éducation nationale dans chaque canton et que chaque comité sera divisé en sections communales à l’intérieur desquelles gymnastique et instruction militaire seront données aux participants jusqu’à l’âge de vingt ans.

La même année, Émile George développe un plan d’éducation militaire et civique lors du Congrès de la Ligue de l’enseignement. La Ligue l’approuve, désigne un comité destiné à créer des organisations cantonales et ouvre une souscription nationale.

En 1888, Nicolas Claude meurt. La même année, Henry Boucher, vénérable depuis 1885, descend de charge. L’année suivante il est élu député des Vosges. A la Chambre, il réclame l’incompatibilité des fonctions de membre du gouvernement et de parlementaire, et demande que les députés anciens ministres soient obligés de se représenter devant les électeurs. Quant à Émile George, il est très discret au Sénat où il ne propose qu’une loi pour la protection de la pêche. Aussi, le 4 janvier 1891, aux élections sénatoriales, il est battu.

Du 25 au 27 mai 1893, le 13° Congrès des Loges de l’Est se réunit à Épinal, sous la présidence du Frère Chevreux. A l’ouverture des travaux, il est dit qu’Épinal avait été choisie parce la Loge « soutient toujours avec une patiente énergie la lutte incessante contre le séculaire ennemi de la société ».

Le 29 avril 1896, Jules Méline, membre de la Loge Le Travail, à Remiremont, constitue un ministère. Il appelle à ses côtés Henry Boucher qu’il nomme ministre du Commerce, de l’Industrie et des Postes et Télégraphes. En 1909, Henry Boucher est élu sénateur. Il le restera jusqu’en 1920. Mais lui qui avait comparé le séminaire d’Autrey à une « fabrique de noir animal » désertera l’anticléricalisme.

Les archives de l’Atelier ayant disparu, nous arrivons donc à la seconde guerre mondiale. Il faut signaler que le Frère Dohm a été Venérable de la Loge de 1919 à 1936, soit 17 ans !.

Durant l’occupation, à la suite de la législation antimaçonnique de Vichy plusieurs Frères sont révoqués :

  • Baruch et Marcel Uriot, instituteurs, Paul Demangeon, professeur.
  • Le Frère Stivert, résistant est fusillé par les Allemands.
  • Le bijoutier Albert, probablement maçon, meurt en déportation.
  • François Simon, directeur d’école est arrêté.
  • L’adjudant Cestaret, membre de la Loge est tué (on sait pas dans quelles conditions).

Nos Frères Louis Lapicque et Marc Rucart participent à la création de la Loge Patriam Recuperare. Mais là, c’est une autre Loge,
De l’autre côté, trois Frères ne sont pas vraiment hostiles au régime de Vichy, et l’un d’eux est exécuté par les maquisards après son arrestation.
Le 4 mars 1945, cinq mois après la libération d’Épinal, les Frères de La Fraternité vosgienne tiennent une première réunion au local de la rue de Provence (certains disent chez le Frère Simon). Ils se retrouvent après une séparation de près de cinq ans. Neuf Frères sont présents : Simon, ex-Vénérable en 1939, Demangeon, ex-Orateur, Gonand, Gauthier, Marchal, Uriot, Lorrain, Bordenave et Siegel. Quelques visiteurs se joignent à eux : Claude et Simonin, de la Loge de Saint-Dié, Roussel et Lanly, de Remiremont et un Frère américain, Saffer, de l’Orient de Cincinnati.

Le compte-rendu de cette réunion est rédigé par le Frère Simon. Cette réunion, de caractère profane, est suivie de plusieurs autres.

Le 18 novembre, une dernière réunion désigne les Officiers provisoires Paul Demangeon, Simon, Finance, François et Huriot. Plusieurs autres rencontres, intitulées « séances », plus ou moins régulières, le nombre de Frères ne permettant pas d’ouvrir régulièrement les Travaux, ont lieu. Dans cette période de reprise, l’Atelier fonctionne avec environ dix Frères, Sur les huit assidus, six sont des enseignants.

Ces premières réunions sont consacrées à la réorganisation de la Loge : réinstallation dans les locaux dévastés, reconstitution des listes, régularisation des affiliations, etc.

La période de l’Occupation a laissé des cicatrices. Nous sommes en pleine épuration. Les « réinscriptions » sont soumises à l’approbation des hautes autorités maçonniques, d’après les témoignages fournis par des Frères d’Épinal. Ces Frères semblent avoir assez peu apprécié ce rôle de juges inquisiteurs qu’on veut leur faire jouer. Beaucoup de Frères, bien que n’ayant pas à rougir de leur attitude pendant la guerre, refusent de se soumettre à ces contraintes. Une lettre adressée à Paris, le 8 mars 1946, par le Frère Simon au nom de l’Atelier, témoigne bien des réactions. Finalement, c’est seulement dix-huit Frères, sur cinquante à soixante, qui réintègrent l’Atelier. En mars 1946, les locaux sont officiellement restitués à la Loge par le « Secours national ». En fait, ils sont inutilisables. En attendant, les réunions ont lieu au domicile du Frère Demangeon.

Dès le 18 novembre 1945, la machine obédientielle s’est remise en route. Les questions à l’étude des Loges parviennent de Paris, ainsi que des appels substantiels de capitation. Déjà confrontés aux réparations les Frères protestent.

C’est seulement le 17 novembre 1946, grâce à la présence de Frères visiteurs, que s’ouvrent régulièrement les Travaux Le collège des officiers est reconduit. Au cours de cette Tenue le Frère Alberto Lesmarie est initié. En fait, cette admission ne se fait pas dans les normes maçonniques, la cérémonie est impossible à organiser et notre Frère est admis sans cérémonie. Le premier Frère « normalement initié » est le Frère Yves Ruaux, instituteur, le 8 juin 1947. Si le recrutement est faible, l’effectif continue d’être fluctuant. Des anciens se manifestent, hésitent. D’autres renoncent définitivement. Notre Frère Marc Rucart démissionne du G.·.O.·. et s’affilie au D.·.H.·. Autre célébrité, Louis Lapicque s’affilie à Paris, mais encourage la reprise de notre Loge,

Si le recrutement est volontairement prudent, les demandes ne doivent guère affluer. Les Frères Lesmarie et Ruaux, et beaucoup plus tard le Frère Guiot, seront les seuls admis durant les dix ans qui suivent la reprise.

Les Frères se remettent au travail. Les questions débattues à l’époque ont des thèmes éloquents. Ce sont prioritairement les questions conventuelles : « Crise de la moralité actuelle », « L’Éducation civique des femmes ». On s’interroge beaucoup sur les causes de « l’effacement » de la Maçonnerie pendant la guerre. Certains, tel le Frère Gonand, pensent que cela est dû aux positions laïques et politiques du G.·.O.·. et à l’abandon du G.·.A.·.D.·.L.·.U.·.

Temps difficiles. Les tenues se font toujours au domicile du Frère Demangeon.Le cérémonies se font à Remiremont. En 1950, de guerre lasse, l’Atelier songe à céder le local au G.·.O.·. ou même le vendre à la ville.

Effectif oblige, le collège des Officiers se modifie peu. Ceci jusqu’au brusque décès en 1951, du Frère Demangeon. Le Frère François le remplace. L’effectif est resté pratiquement identique. Heureusement les Frères de Neufchâteau et de Remiremont fréquentent la Loge régulièrement. Ceci permet en 1952 d’organiser une fête solsticiale, présidée par le Vénérable Francis Viaud. Sociologiquement, cooptation aidant, les enseignants, d’ailleurs très assidus, continuent d’être majoritaires. C’est ainsi que le 11 janvier 1953, le profane Guiot, inspecteur d’académie, est initié très solennellement en présence de nombreux Frères Ce nouveau Frère, très dynamique, sera Ven.·. trois ans plus tard. Le recrutement semble reprendre : cinq initiations en 1954-1955, dont trois le même jour. A la fin du Vénéralat de Georges François, l’Atelier compte environ vingt Frères « actifs » dont la moitié d’enseignants. Sur ces vingt Frères, dix sont des « anciens » d’avant guerre.