Libres propos sur le virtuel et la solitude

Je suis, depuis plusieurs années, surpris de voir et d’entendre que l’on présente les outils de communication modernes, de même que la rapidité avec laquelle se propage l’information, comme un progrès, technologique bien sûr, ce qui est indiscutable, mais humain aussi, ce qui l’est moins et demande réflexion et analyse.

En effet, que ce soit le téléphone, avec son évolution dans le cellulaire, la télévision, ou l’informatique, l’ensemble de ces éléments a pour conséquence, et l’on espère pas pour finalité, d’isoler, en modifiant bien des éléments du monde sensible, voire en les supprimant. La vue, le toucher, l’odorat, le goût, l’ouïe même. Comment échanger si l’on ne peut ni voir, ou alors par écran déformant interposé, ni sentir, ni toucher ? Pourtant, certains se complaisent dans cette immatérialité et y font même l’essentiel de leur communication personnelle dans des interprétations, commentaires, parfois envoyés à des centaines voire à des milliers de « récepteurs » avec si besoin, à l’acmé de propos délirants, une composante protectrice : l’anonymat.

À cette dérive, je vois un risque : la solitude.

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