A la recherche d’un monde parfait

C’est en citant Montaigne qui disait que “chaque homme est porteur de l’humaine condition” que le Grand Maître du GODF a débuté son intervention lors de la conférence publique organisée par l’atelier “Franchise et Solidarité” à Neufchâteau ce samedi 12 novembre. Le Grand Maître a également cité Spinoza et Erasme en rappelant “la laïcisation de la pensée” à partir du 18è siècle et surtout à partir de cette même période l’émergence d’un pouvoir différent du pouvoir religieux et régalien, celui de la Franc-Maçonnerie.

L’héritage religieux a donc généré un grand malentendu qui perdure encore trop souvent aujourd’hui à travers une vision négative de la laïcité.

Guy Arcizet a encore expliqué que la laïcité “était l’état idéal d’une société fraternelle où peuvent s’exprimer toutes les différences pas seulement religieuses” et que la laïcité revendiquait par ailleurs “un droit à l’indifférence vis-à-vis des religions”. Il a par ailleurs montré que l’éthique de la laïcité reposait d’abord sur la solidarité sociale, “survie et paix de demain” et que bien évidemment la laïcité n’était pas une religion.

Guy Arcizet a aussi longuement décrit les valeurs du GODF en mentionnant que “la responsabilité maçonnique passait par un humanisme de résistance” tel que décrit par René Char. Il a enfin expliqué avec force que la Franc-Maçonnerie “n’avait pas de solutions clés en mains mais qu’elle mettait toute son énergie dans un réseau d’idées patiemment tissé par la confrontation dans les ateliers”. Et de conclure que “la Franc-Maçonnerie est d’abord une école pour se surélever”.